Les hackers ont souvent mauvaise presse. On les accuse d'être des criminels, des pirates informatiques. Par exemple, Kevin Mitnick a été le premier hacker américain arrêté dans la controverse par le FBI en 1995.
D'autres personnes voient dans les hackers une sorte de Robin des Bois modernes, qui tendent à mettre en évidence les inégalités sociales afin de mieux redonner aux plus démunis. D'ailleurs, en 2010, il a été souvent question dans l'actualité de Néo, qui avait dévoilé des informations confidentielles en Lettonie, afin de dénoncer les inégalités face à la crise économique qui secouait le pays.
Pour ma part, j'ai une vision un peu romantique du hacker. Pour moi, le hacker c'est quelqu'un qui est libre, qui, de par ses agissements, se moque des institutions établies et tend à agir en tout temps comme bon lui semble. Quand je passe aux hackers, je vois des individus passionnés, qui aiment relever des nouveaux défis. Comme dans le reste de la société, je crois qu'on y retrouve des gens foncièrement bons, d'autres neutres et certains, plutôt mauvais. Sont-ils tous des criminels ? Sûrement pas. En fait, j'ai un faible pour eux, puisque l'éthique hacker sous-entend création, partage, collaboration et remise en question de l'ordre établi.
samedi 16 février 2013
L'anonymat sur le Web : un problème ?
Dans un billet publié fin décembre, Natasha Dubois affirme qu'il faudrait repenser le concept d'anonymat sur le Web, de façon à ce que les gens qui visionnent et commentent les vidéos sur YouTube, soient engagés dans une véritable conversation ouverte avec l'émetteur. À son avis, l'anonymat du récepteur entraîne un déséquilibre non souhaitable.
Toutefois, selon moi, l'anonymat fait, qu'on le veuille ou non, partie du jeu. En posant le geste de publier des vidéos sur YouTube, les gens acceptent de se faire voir, et ce parfois par des millions de personnes, sans ne rien recevoir nécessairement en retour. Publier sur YouTube, c'est avoir potentiellement accès à un immense public, qui appréciera ou non ce qu'on fait. Est-ce important de savoir exactement qui a dit quoi ? Je ne crois pas. J'ai bien l'impression que le but ultime des gens publiant sur YouTube est plutôt de se faire voir par le plus de gens possible. Quand Michael Wesch a publié The Machine is us/ing us sur YouTube et qu'il a réalisé le succès qu'il avait, je ne crois pas qu'il s'est arrêté au fait qu'il ne pouvait pas nécessairement savoir à qui en particulier son oeuvre avait plu ou non... Cependant, il était très heureux de voir le nombre de visionnements augmenter de jour en jour !
À mon avis, si on veut connaître l'opinion de gens en particulier, il suffit de leur demander directement ! Pour cela, publier sur YouTube n'est pas nécessaire...
Toutefois, selon moi, l'anonymat fait, qu'on le veuille ou non, partie du jeu. En posant le geste de publier des vidéos sur YouTube, les gens acceptent de se faire voir, et ce parfois par des millions de personnes, sans ne rien recevoir nécessairement en retour. Publier sur YouTube, c'est avoir potentiellement accès à un immense public, qui appréciera ou non ce qu'on fait. Est-ce important de savoir exactement qui a dit quoi ? Je ne crois pas. J'ai bien l'impression que le but ultime des gens publiant sur YouTube est plutôt de se faire voir par le plus de gens possible. Quand Michael Wesch a publié The Machine is us/ing us sur YouTube et qu'il a réalisé le succès qu'il avait, je ne crois pas qu'il s'est arrêté au fait qu'il ne pouvait pas nécessairement savoir à qui en particulier son oeuvre avait plu ou non... Cependant, il était très heureux de voir le nombre de visionnements augmenter de jour en jour !
À mon avis, si on veut connaître l'opinion de gens en particulier, il suffit de leur demander directement ! Pour cela, publier sur YouTube n'est pas nécessaire...
dimanche 10 février 2013
Entreprises et médias sociaux : une nécessité ?
Dans un billet récent, Michelle Blanc répond à la question : « Toutes les entreprises doivent-elles être sur les médias sociaux ? » Cette question est, selon moi, très pertinente à l'heure actuelle. En effet, est-ce qu'une entreprise peut se permettre, de nos jours, d'être absente du Web social ?
Bien que Madame Blanc affirme qu'il est difficile de répondre à cette question, sa réponse me semble plutôt claire : NON.
Pour étayer son point de vue, Madame Blanc compare les médias sociaux au téléphone, en soulignant qu'ils constituent le téléphone de notre siècle. Or, est-ce qu'une institution peut se passer du téléphone ? (À cette question, certains diront peut-être que oui, en autant que les outils de communication provenant d'Internet soient utilisés à pleine capacité !)
La popularité des médias sociaux ne cesse de grandir, comme le démontre cette étude parue en 2012 portant sur les habitudes des Américains. On peut supposer que cette tendance ne se résorbera pas de sitôt. Alors, comment une entreprise peut-elle vouloir faire abstraction de celle-ci? À mon sens, aucune stratégie marketing sensée ne peut désormais laisser de côté ce phénomène planétaire.
Bien que Madame Blanc affirme qu'il est difficile de répondre à cette question, sa réponse me semble plutôt claire : NON.
Pour étayer son point de vue, Madame Blanc compare les médias sociaux au téléphone, en soulignant qu'ils constituent le téléphone de notre siècle. Or, est-ce qu'une institution peut se passer du téléphone ? (À cette question, certains diront peut-être que oui, en autant que les outils de communication provenant d'Internet soient utilisés à pleine capacité !)
La popularité des médias sociaux ne cesse de grandir, comme le démontre cette étude parue en 2012 portant sur les habitudes des Américains. On peut supposer que cette tendance ne se résorbera pas de sitôt. Alors, comment une entreprise peut-elle vouloir faire abstraction de celle-ci? À mon sens, aucune stratégie marketing sensée ne peut désormais laisser de côté ce phénomène planétaire.
Enseignants et médias sociaux : la prudence est de mise
Dans son blogue, l'ex-enseignante Natasha Dubois, nous révèle qu'elle n'aurait jamais accepté d'être amie Facebook avec l'un ou l'une de ses élèves. Je partage tout-à-fait son point de vue.
En tant qu'ancienne enseignante, je suis parfaitement consciente que nous cherchons souvent à mieux connaître nos élèves, de manière à mieux répondre à leurs besoins. À ce propos, Facebook peut sembler attrayant à ce sujet : non seulement cet outil nous permet de connaître ce qui intéresse nos élèves, mais de plus, il nous permet de mieux comprendre les dynamiques de groupes auxquelles nous devons faire face à chaque jour, puisque bien des élèves se font un plaisir de raconter dans le menu détail les activités et sentiments (photos incluses !) de tous et chacun. Or, selon moi, il n'est vraiment pas nécessaire d'en savoir autant ! Surtout que dans bien des cas, la subjectivité et l'authenticité des déclarations sont à remettre en question...
Par ailleurs, je crois sincèrement que les enseignants devraient éviter d'être ami Facebook avec leurs élèves car cela peut trop facilement se retourner contre eux : certaines déclarations mises hors-contexte ou des images disgracieuses peuvent faire mal à une réputation qui n'est déjà pas facile à bâtir peut nuire à une carrière et compliquer sérieusement les relations d'un enseignant avec ses supérieurs, les parents et les élèves. À ce sujet, ce billet de Janet R. Decker qui rapporte certains cas de congédiement d'enseignants, illustre bien la problématique propre à l'usage de Facebook par ceux-ci.
Personnellement, je n'aurais jamais été amie Facebook avec mes élèves et j'ai toujours évité les plateformes sociales du temps que j'enseignais. Toutefois, je pourrais concevoir utiliser d'autres types de médias sociaux afin de communiquer avec mes élèves sur des sujets bien précis et non personnels. Par exemple, je crois que des outils d'expression comme les blogues peuvent être très intéressants à utiliser pour les enseignants afin de promouvoir le contenu de leurs cours et favoriser la collaboration entre tous. Évidemment, ils devraient faire l'objet de contrôle régulier, afin de s'assurer qu'aucun commentaire (trop) déplacé ne s'y trouve...
En tant qu'ancienne enseignante, je suis parfaitement consciente que nous cherchons souvent à mieux connaître nos élèves, de manière à mieux répondre à leurs besoins. À ce propos, Facebook peut sembler attrayant à ce sujet : non seulement cet outil nous permet de connaître ce qui intéresse nos élèves, mais de plus, il nous permet de mieux comprendre les dynamiques de groupes auxquelles nous devons faire face à chaque jour, puisque bien des élèves se font un plaisir de raconter dans le menu détail les activités et sentiments (photos incluses !) de tous et chacun. Or, selon moi, il n'est vraiment pas nécessaire d'en savoir autant ! Surtout que dans bien des cas, la subjectivité et l'authenticité des déclarations sont à remettre en question...
Par ailleurs, je crois sincèrement que les enseignants devraient éviter d'être ami Facebook avec leurs élèves car cela peut trop facilement se retourner contre eux : certaines déclarations mises hors-contexte ou des images disgracieuses peuvent faire mal à une réputation qui n'est déjà pas facile à bâtir peut nuire à une carrière et compliquer sérieusement les relations d'un enseignant avec ses supérieurs, les parents et les élèves. À ce sujet, ce billet de Janet R. Decker qui rapporte certains cas de congédiement d'enseignants, illustre bien la problématique propre à l'usage de Facebook par ceux-ci.
Personnellement, je n'aurais jamais été amie Facebook avec mes élèves et j'ai toujours évité les plateformes sociales du temps que j'enseignais. Toutefois, je pourrais concevoir utiliser d'autres types de médias sociaux afin de communiquer avec mes élèves sur des sujets bien précis et non personnels. Par exemple, je crois que des outils d'expression comme les blogues peuvent être très intéressants à utiliser pour les enseignants afin de promouvoir le contenu de leurs cours et favoriser la collaboration entre tous. Évidemment, ils devraient faire l'objet de contrôle régulier, afin de s'assurer qu'aucun commentaire (trop) déplacé ne s'y trouve...
Les amis Facebook et nous...
Comme je viens tout juste de m'inscrire sur Facebook et ce, malgré plusieurs réserves de ma part, je me questionne beaucoup à savoir comment je vais fonctionner au niveau de mes amis. Vais-je chercher à en avoir le plus possible ? Hmmm... Probablement pas. Étant de nature plutôt solitaire, j'ai bien l'impression qu'avoir plusieurs dizaines d'amis me tomberait éventuellement sur les nerfs !
Au sujet des amis Facebook, je suis tombée sur ce billet à saveur très humoristique sur le blogue d'Isabel, où elle fait un top 10 des boulets sur Facebook. À son avis, les amis ennuyants sur Facebook se divisent en 10 types :
Au sujet des amis Facebook, je suis tombée sur ce billet à saveur très humoristique sur le blogue d'Isabel, où elle fait un top 10 des boulets sur Facebook. À son avis, les amis ennuyants sur Facebook se divisent en 10 types :
- le météorologue
- l'heureux parent
- l'auto-likeur
- le dépressif
- le pro du sous-entendu
- l'amoureux instable
- l'accro aux jours de la semaine
- l'addict aux lettres capitales
- le militant
- le joueur compulsif
Les jeux en ligne et les médias sociaux : une association incontournable
Pour la plupart des gens, les médias sociaux sont synonymes de Facebook, YouTube et Twitter. Or, les jeux en ligne, qui gagnent en popularité depuis une dizaine d'années, font eux aussi partie du panorama des médias sociaux. À ce sujet, le panorama des médias sociaux suggéré par Fred Cavazza s'avère très révélateur :
Comme on peut le voir sur ce schéma, les jeux en ligne occupent une place distincte, au même titre que les applications de partage (ex. YouTube, flikr), les applications d'expression (ex. Blogger, WordPress) ou de réseautage.
De plus, il est intéressant de voir comment, tel le souligne Steve dans son blogue, les jeux en ligne ne sont pas seulement des actes sociaux par le biais du jeu en tant que tel, mais aussi via toutes les manifestations provoquées par le jeu lui-même. Ainsi, des joueurs qui partagent un goût semblable se réunissent au sein d'un même jeu et à partir de là, plusieurs différentes communautés peuvent se créer, afin de répondre le mieux possible aux différents besoins des individus.
Par exemple, chaque jeu en ligne bénéficie d'un forum où développeurs et joueurs échangent sur des sujets variés afin d'améliorer l'expérience de jeu ou encore pour se trouver des complices (des guildes) afin de pouvoir atteindre certains objectifs. De plus, la plupart des jeux en ligne ont un wiki, développé par des joueurs de façon collaborative, afin de mieux guider les membres de la communauté dans leurs aventures. Pour bien comprendre l'ampleur et le niveau de détails que peuvent contenir ces wikis, je vous inviter à jeter un coup d'oeil à deux d'entre eux : Dungeons and Dragons Online et Myth-Weavers. Enfin, en marge de tout ceci, les guildes très actives dans ces jeux ont souvent leur propre site, de façon à établir leur code de conduite, relayer les informations importantes à leurs membres, les informer des événements importants, etc.
C'est pour toutes ces raisons évoquées plus haut qu'il me fait toujours sourire d'entendre les gens dire que les gamers sont des gens asociaux... Cela s'appliquait peut-être à l'époque où chacun jouait seul dans son bureau aux premier opus de Baldur's Gate ou de Civilization, mais de nos jours, force est de constater que rien n'est moins vrai.
Comme on peut le voir sur ce schéma, les jeux en ligne occupent une place distincte, au même titre que les applications de partage (ex. YouTube, flikr), les applications d'expression (ex. Blogger, WordPress) ou de réseautage.
De plus, il est intéressant de voir comment, tel le souligne Steve dans son blogue, les jeux en ligne ne sont pas seulement des actes sociaux par le biais du jeu en tant que tel, mais aussi via toutes les manifestations provoquées par le jeu lui-même. Ainsi, des joueurs qui partagent un goût semblable se réunissent au sein d'un même jeu et à partir de là, plusieurs différentes communautés peuvent se créer, afin de répondre le mieux possible aux différents besoins des individus.
Par exemple, chaque jeu en ligne bénéficie d'un forum où développeurs et joueurs échangent sur des sujets variés afin d'améliorer l'expérience de jeu ou encore pour se trouver des complices (des guildes) afin de pouvoir atteindre certains objectifs. De plus, la plupart des jeux en ligne ont un wiki, développé par des joueurs de façon collaborative, afin de mieux guider les membres de la communauté dans leurs aventures. Pour bien comprendre l'ampleur et le niveau de détails que peuvent contenir ces wikis, je vous inviter à jeter un coup d'oeil à deux d'entre eux : Dungeons and Dragons Online et Myth-Weavers. Enfin, en marge de tout ceci, les guildes très actives dans ces jeux ont souvent leur propre site, de façon à établir leur code de conduite, relayer les informations importantes à leurs membres, les informer des événements importants, etc.
C'est pour toutes ces raisons évoquées plus haut qu'il me fait toujours sourire d'entendre les gens dire que les gamers sont des gens asociaux... Cela s'appliquait peut-être à l'époque où chacun jouait seul dans son bureau aux premier opus de Baldur's Gate ou de Civilization, mais de nos jours, force est de constater que rien n'est moins vrai.
dimanche 27 janvier 2013
Le Web social : un avantage pour les régions ?
Le billet paru sur le blogue de Natasha Dubois ayant pour titre « Qu'arrive-t-il aux nouvelles d'intérêt local ? » m'a fait réfléchir. Comme l'auteure le souligne bien, les nouvelles régionales ont souvent fort peu d'attrait pour les médias des grands centres, qui portent plutôt attention aux nouvelles urbaines.
Par exemple, le Bas Saint-Laurent et la Gaspésie ont été la cible de grandes marées exceptionnelles à la fin de l'année 2010 qui ont provoqué des dégâts importants pour les riverains, tels qu'on peut le voir dans cet épisode de Découverte, paru en 2011. Comme c'était un événement spectaculaire, cette nouvelle a fait la manchette quelque temps dans les grands médias mais elle s'est tout de même vite émoussée. Dans la région, cependant, elle a été au centre des conversations pendant plusieurs mois, puisqu'elle a affecté la vie des riverains à plusieurs points de vue et pour longtemps.
Comme Madame Dubois, je crois que les blogues peuvent jouer un rôle important dans la transmission et la diffusion de l'actualité régionale, souvent laissée pour compte. En effet, ils constituent un moyen efficace de regrouper l'information chère à une communauté, permettant ainsi aux intéressés de conserver une trace des événements ayant influencé le développement de leur région.
Par exemple, le Bas Saint-Laurent et la Gaspésie ont été la cible de grandes marées exceptionnelles à la fin de l'année 2010 qui ont provoqué des dégâts importants pour les riverains, tels qu'on peut le voir dans cet épisode de Découverte, paru en 2011. Comme c'était un événement spectaculaire, cette nouvelle a fait la manchette quelque temps dans les grands médias mais elle s'est tout de même vite émoussée. Dans la région, cependant, elle a été au centre des conversations pendant plusieurs mois, puisqu'elle a affecté la vie des riverains à plusieurs points de vue et pour longtemps.
Comme Madame Dubois, je crois que les blogues peuvent jouer un rôle important dans la transmission et la diffusion de l'actualité régionale, souvent laissée pour compte. En effet, ils constituent un moyen efficace de regrouper l'information chère à une communauté, permettant ainsi aux intéressés de conserver une trace des événements ayant influencé le développement de leur région.
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